Le radar tronçon infaillible ? Pas tant que ça !

Dernier né des dispositifs censés vous obliger à conduire dans les limites autorisées, le radar tronçon est à peine mis en place qu’il fait déjà polémique. On vous explique pourquoi.

C’était censé être le must en matière de radar. Une machine infaillible, capable de détecter les plus malins des petits malins qui souhaitent dépasser la vitesse limite autorisée. Et il faut bien reconnaître que le principe du radar tronçon est particulièrement vicieux : il détecte le passage des véhicules sur deux portions de route distantes de plusieurs kilomètres. Le calcul du temps passé entre les deux permet de déterminer à coup sûr si un automobiliste est allé trop vite. Le but avoué de la Sécurité routière : « lutter contre le comportement dangereux de certains conducteurs qui freinent à l’approche d’un radar fixe et ré-accélèrent après l’avoir dépassé. »

Un procédé contestable

L’initiative est peut-être louable, sauf que la fiabilité du dispositif est déjà remise en cause, quelques semaines seulement après la mise en place des premiers radars tronçons dans le Doubs, les Vosges, en Charente et en Loire-Atlantique. Car d’après la loi actuellement en vigueur, le PV doit indiquer le lieu précis de l’excès de vitesse. Dans le cas du radar tronçon, quel est ce lieu ? Autre contestation possible : si les photos prises par le radar ne permettent pas d’identifier clairement l’identité du conducteur. Dans ce cas, nul doute qu’un avocat tatillon – et ils sont nombreux ! – peut obtenir du tribunal une relaxe sur le plan pénal et une rétribution des points perdus. Bref, pour l’infaillibilité, ce n’est pas encore tout à fait ça…

Que pensez-vous des radars tronçons ? Les avez-vous déjà (malheureusement) expérimentés ?